J’ai déjà collaboré plusieurs fois avec UNDONE, et c’est même l’une des premières marques que j’ai présentées sur ce blog. Ils ont toujours été connus pour leurs montres hautement personnalisables, avec quelques éditions limitées sympas glissées au fil du temps. Mais aujourd’hui, ils se lancent sur le marché des bracelets intégrés avec une gamme qui m’a honnêtement surpris quand j’en ai entendu parler pour la première fois.
Mais après l’avoir réellement portée au poignet ? Je comprends parfaitement.
Voici mon test complet de l’ UNDONE Slim.
La marque
UNDONE est une marque que j’apprécie sincèrement. Ils proposent une large gamme de montres personnalisables selon les modèles, et ont signé de très belles collaborations et éditions limitées au fil des années. Le service client a toujours été excellent dans mon expérience, et les prix sont tout à fait raisonnables compte tenu des spécifications, des matériaux et du niveau de personnalisation proposé.
Packaging

L’UNDONE Slim arrive dans un packaging assez sobre. Une boîte noire avec une fermeture magnétique à triple rabat. Rien que je mettrais sur une étagère pour frimer, mais c’est une protection solide et clairement meilleure que ce que proposent certaines autres marques dans ce segment.
À ce prix-là, je préfère que l’argent aille dans la montre elle-même, et c’est exactement ce qui s’est passé ici.
Design

Parlons design. Rien ne vous fera tomber à la renverse au premier coup d’œil, et honnêtement, comme son nom l’indique, la finesse de la montre est l’attraction principale. Mais quelle attraction.
J’ai choisi de tester la version au cadran gris spécifiquement parce qu’elle se fond magnifiquement avec le boîtier et le bracelet métalliques, donnant presque l’impression d’un bijou au poignet. C’est subtil, et je sais que ce n’est pas pour tout le monde, mais c’est exactement pour ça que j’adore cette version.
Au poignet, cette chose ressemble presque à un bijou sous certains angles. En tant qu’amateurs de montres, on a rarement l’occasion de porter quelque chose d’aussi fin, parce que les montres mécaniques ultra-fines vivent généralement dans la zone à six chiffres (pensez à la Bulgari Octo Finissimo). Alors avoir cette sensation à ce prix-là, c’est vraiment excitant.
Le mot-clé du design de la Slim, c’est le jeu de lumière. Tout sur cette montre est conçu pour capter et réfléchir la lumière de manière intéressante. Le cadran arbore une finition soleillée nette, avec des index appliqués dont le sommet est subtilement biseauté pour leur offrir plus de facettes. Les aiguilles sont superbement sculptées en forme d’épée, avec une arête triangulaire surélevée courant en leur centre. Les bords biseautés du boîtier, bien que fins, accrochent le regard à chaque mouvement du poignet. Et le bracelet, avec ses segments plats larges en forme de H alternant avec des maillons centraux carrés, scintille et se déplace à chaque rotation du poignet.
J’adore aussi le texte minimaliste sur le cadran. Pas de mention d’étanchéité qui vient encombrer l’ensemble. Et placer le logo UNDONE à 6 heures est une touche amusante, légèrement inattendue. La première fois que j’ai ouvert la boîte, ça m’a sincèrement fait sourire, comme si je portais la montre à l’envers.
Un petit détail que je relèverais : vu à quel point l’ensemble est habillé et fin, un profil de boîtier légèrement plus étroit, s’effilant plus agressivement vers le bracelet, pourrait l’élever davantage dans le vrai territoire des montres habillées. Mais cela impliquerait de sacrifier une partie du caractère sportif, donc je comprends pourquoi ils ont gardé l’équilibre actuel.
Conclusion sur le design
Dans l’ensemble, l’UNDONE Slim affiche un design bien pensé. Rien n’est laissé au hasard. Au premier regard, elle peut sembler un peu générique, mais la combinaison de son profil fin, de son bracelet métallique intégré, de ses angles biseautés polis et de ce placement de logo malicieux lui donne une identité cohérente et stylée qui grandit rapidement sur vous.
Qualité
Pour le prix, la qualité est vraiment impressionnante. Et surtout, il faut prendre en compte les défis d’ingénierie liés à la fabrication d’un objet aussi fin. La finesse a un coût, et ce contexte compte quand on évalue ce qu’on obtient.
Boîtier, lunette et couronne


Le boîtier et la lunette sont tous deux extrêmement fins, et pourtant UNDONE ne s’est pas arrêté là. Ils ont ajouté des bords biseautés polis avec des transitions nettes et bien définies entre les surfaces brossées et polies. La finition n’est pas parfaite de très près, mais elle reste très solide et régulière pour cette gamme de prix.

La couronne arbore une jolie forme hexagonale avec un logo embossé qui semble presque soudé. Pas de gravure laser bon marché ici. C’est un petit détail, mais qui compte.
À noter : la couronne est légèrement plus épaisse que le boîtier lui-même, elle dépasse donc un peu sous certains angles. Cela dit, la rendre plus petite la rendrait difficile à manipuler, c’est donc un compromis raisonnable.
Cadran et aiguilles

Simple dans le concept, mais exécuté avec des tolérances serrées vu la finesse de l’ensemble.
Tout est parfaitement centré. Le cadran soleillé est net et régulier, et les stries complètent vraiment bien la finition brossée du boîtier et du bracelet. Ces index appliqués, qui paraissent carrés au premier coup d’œil mais sont en réalité légèrement biseautés au sommet, ajoutent une jolie dimension supplémentaire.

Les aiguilles épée présentent une finition nette et précise, et voir à quel point l’aiguille des heures rase la surface du cadran montre vraiment le niveau de précision exigé.
Même le logotype UNDONE est imprimé magnifiquement. Épais, brillant, avec une vraie profondeur visible. Il s’affiche avec assurance, même vu de l’autre bout d’une pièce.
Verre

Oui, le verre a droit à sa propre section. Voici pourquoi.
Cette montre utilise un verre Lexan, qui est essentiellement une forme de plastique très avancée, hautement résistante aux chocs. Pensez au plastique des montres vintage, mais conçu selon un standard bien plus élevé.
J’entends déjà certains d’entre vous aiguiser leurs fourches. Mais écoutez-moi.
À ce niveau de finesse, un verre saphir serait à la fois prohibitivement cher et extrêmement fragile. Selon le responsable RP d’UNDONE, c’est précisément pour cela qu’ils ont choisi le Lexan. C’est un compromis intelligent : oui, il est légèrement moins résistant aux rayures que le saphir, mais les rayures s’enlèvent facilement avec du Polywatch, il est pratiquement incassable, et il réduit considérablement les reflets. Regarder le cadran donne presque l’impression qu’il n’y a pas de verre du tout.
Après plusieurs semaines de port, je n’ai pas vu une seule rayure. Manches de veste, coups d’essuyage sur le t-shirt, les abus quotidiens habituels. Rien.
Bracelet et fermoir

Le bracelet est tout aussi fin que la montre elle-même, ce qui est crucial sur une pièce comme celle-ci. La finition supérieure est nette et correspond bien à la qualité du boîtier. Il a juste un peu de souplesse, ce qui est normal à ce prix, et il se porte magnifiquement grâce aux bords arrondis du dessous.
Les maillons à goupille sont un choix délibéré. Selon Thomas, le responsable RP d’UNDONE, les systèmes à goupille fonctionnent en fait mieux pour les bracelets très fins. Soit, et vu le prix, je ne m’attends pas à des solutions déployantes sur mesure.

Ce qui est exceptionnel ici, c’est le fermoir papillon. Il est solide, offre un clic merveilleusement satisfaisant à la fermeture, et je n’ai sincèrement pas réussi à l’ouvrir accidentellement d’une seule main, quoi que je tente. Cela peut sembler être un critère bas, mais j’ai des montres à 800 ou 900 euros avec des fermoirs papillon qui s’ouvrent dès que je tire sur ma chemise. Celui-ci tient bon, à chaque fois.
Mouvement
L’UNDONE Slim est animée par le Ronda Caliber 1062, un mouvement à quartz ultra-fin de fabrication suisse, ne mesurant que 1,9 mm d’épaisseur. C’est ce qui permet à la montre d’atteindre son remarquable profil de boîtier de 4,9 mm. C’est un simple mouvement deux aiguilles avec la précision fiable du quartz et une autonomie de pile de six ans.
Honnêtement, c’était quasiment la seule véritable option pour une montre de ce type. Les calibres mécaniques de série assez fins pour ce boîtier sont quasi inexistants, et développer un mouvement maison sur mesure coûterait des millions pour un marché très restreint. Le Ronda 1062 est éprouvé, réparable, extrêmement fin et conçu précisément pour ce type d’application. C’est l’outil adapté au travail.
Confort

À 37 mm, la Slim se place dans un excellent point d’équilibre. Ni trop petite, ni trop grande. Parfaite pour une large gamme de tailles de poignet, sachant qu’un boîtier plus grand à cette finesse serait en fait plus fragile.
La porter est un vrai plaisir. La répartition du poids est excellente parce qu’il y a si peu de matière sur le dessus, et le dessous du bracelet est lisse et arrondi sur toute sa longueur. Aucune arête qui s’enfonce.


Un conseil : parce que le boîtier est légèrement plus large que le bracelet, je recommande de la porter avec un peu de jeu, pas serrée à fond. Un peu d’air lui va à merveille et c’est aussi plus joli visuellement.
Prix
À 400 euros, je trouve qu’elle est vraiment bien positionnée. Oui, c’est une montre à quartz. Mais vous payez pour l’ingénierie, la finesse, les tolérances sur mesure, et un niveau de finition que des marques de montres mode comme Hugo Boss facturent 300 à 400 euros tout en utilisant des mouvements chinois bon marché et un design beaucoup moins réfléchi.
La valeur est bien réelle ici.
Conclusion

UNDONE est une marque que j’appréciais déjà, et la Slim est exactement le genre de mouvement qui maintient l’intérêt. C’est une direction fraîche, vraiment bien exécutée, et l’une des premières montres à quartz depuis longtemps que j’ai vraiment envie d’attraper le matin.
Une belle attention aux détails, un cadran minimaliste, un excellent confort, une expérience de port unique, et un prix qui a du sens. Si vous cherchez quelque chose de fin, d’élégant et d’un peu différent sans vous ruiner, l’UNDONE Slim mérite vraiment votre attention.
